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Jeudi 7 septembre 2006

Hier, un élévateur sentiment d'allégresse extatique me saisit en ouvrant la boîte aux lettres, malgré la perspective immédiate du travail détesté qui s'annonçait.

Les clampins de la fac m'avaient donc bel et bien envoyé mon dossier d'inscription !!!

Les mains tremblantes et le coeur sautillant, j'ouvris précautioneusement la grande enveloppe en kraft.

Survolant brièvement la liste des pièces à fournir, je m'aperçois que les candidats au Master doivent joindre à leur dossier d'inscription, et en plus des divers papiers / photos / enveloppes / RIB, la "lettre d'acceptation de la Scolarité".
Lettre que je n'ai pas, bien que (depuis Liverpool) j'eusse renvoyé le dossier d'admission avec lettre de motivation et Cie dans les délais et en bonne et dûe forme.

Peut-être la situation est-elle dûe au au fait que Nancy n'a transféré mon dossier universitaire à Strasbourg que fin août, je me dis : Stras n'aurait pas envoyé la précieuse lettre, n'étant pas en possession de tous les éléments concernant ma situation...

Dans un élan d'efficacité, je décide d'appeler la fac. Un instant, je vous passe la Scolarité...
Répondeur : nous sommes ouverts.... gnagnagna.... sauf le mercredi ! A bientôt !
Soit.
Tant qu'à passer des coups de fil chiants, autant prendre rendez-vous pour l'enlèvement de mon ancien sommier.

Ahhhh, ben pas avant le 29 septembre ma bonne dame ! ... Toujours dans la matinée, oui... De 06h00 à 07h00, vous savez, à cause de la circulation...
Va pour le 29, un lever à 5h30. Je préparerai le petit déjeuner à mon matheux-sup de frère, pour une fois.

Ce matin, je me rappelle se rappeler (:o/) la bénie Scolarité.
Nouveau répondeur. Nous sommes ouverts le jeudi de 16h à 16h30 ! A bientôt !
On dirait un sketch des Inconnus. Si ça, c'est pas représentatif de l'administration par chez-nous... Quand je parviendrai ennnnnnfin à les joindre, ils vont transférer mon appel de service en service. Et je vais attendre et poireauter, pour finalement n'obtenir aucune réponse à ma question.

M'enfin, je retenterai le coup demain, c'est ouvert de 11h30 à 15h30...
Par Noisette - Publié dans : earplugs
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Dimanche 3 septembre 2006

Alors déjà, il a fallu mettre le réveil à 8h30. J'étais tellement stressée à l'idée de ne pas me réveiller que mon horloge biologique a sonné l'alarme à 7h en m'empêchant en plus de me rendormir 1h30.

Evidemment quand je suis arrivée y'avait pas grand monde ; je savais pas trop quoi faire alors S. m'a dit de nettoyer les inox. J'avais déjà dû nettoyer une porte, je savais que c'était chiant.
Je me saisis du produit à inox, d'un chiffon aseptisé et d'essuie-tout, avec de la bonne volonté et un optimisme certes sceptique. Je m'en doutais. Des traces. Ca fait des traces, ça n'arrête pas. J'essaye avec moins de produit. Plus de produit. Le chiffon plus essoré. Plus imbibé d'eau. Essuyer longuement avec l'essuie-tout. Ne pas essuyer du tout. Repasser au chiffon humide tout à la fin.
Rien.
Yavait encore, et toujours, des traînées encore plus dégueu que les coulures d'huile que je venais d'éradiquer.
Sauvée par le gong :c'est pas à moi de faire les inox, parce que, sachez-le, qui pointe à 10h est là pour faire les salades.
Bon.
J'ai déjà vu faire, mais jamais fait. Je demande un bref résumé du processus, je cherche le matos dans le frigo. Tablier, filet, gants. En tout, 14 salades à faire, comme c'est la 1ère fois on ne peut pas dire que je passe le mur du son... Il me manque de la garniture ; je pars en expédition dans le frigo, M. et J. étant sur le terrain, je sais que je me fais remballer quoi que je demande.
Tout en mettant bien 4 (et pas 3, pas 5) tomates cerises sur les César, et en m'escrimant pour ouvrir les barquettes à languette avec mes gants un peu gras, je pense à un des derniers épisodes d'Urgences sur TSR, cette pauvre interne à qui chacun donne un conseil de son cru, conseils qui au final s'entrechoquent pour ne former qu'un maelstrom contradictoire inexploitable.
Enfin, toutes les salades sont faites et timées. Pfiou. Y'a quelqu'un à la caisse, c'est moi de service, S. a dépointé.

"T'as oublié les yaourts..."
Pareil, déjà vu faire, jamais fait. Petit effort de mémoire. Yaourts au frigo, garniture au congélo. La louche, qu'est-ce que j'en fais après ? Faut la laver ? L'aseptiser ? Je la rince sous l'eau chaude et la remets à sa place dans un gant.

Que vont faire les gens ce soir ? Sortir pour treat leurs marmots surexcités avec une sortie la veille de la rentrée ? Manger sain et les coucher tôt ? M'enfin, un dimanche soir sans rush ça m'étonnerait quand-même...


Par Noisette - Publié dans : earplugs
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Samedi 2 septembre 2006

Samedi 2 septembre, jour de la remise des bulletins de paie. G. me file l'enveloppe juste après que j'aie pointé, me fait signer un papier devant être signé par une collègue, réalise, tipexe, jure. Je me dis, bon, je l'ouvre pas maintenant, ce sera la suprise. Je l'ouvrirai dans la voiture, après mon shift, quand je rentrerai à la maison.

Passe le rush , passe la serpillère. Arrive le moment béni où je suis autorisée à dépointer...

Heureusement que j'ai attendu pour l'ouvrir, cette **** d'enveloppe. Ca m'aurait bien démoralisée, juste avant le rush... Mon efficacité (déjà moyenne, j'imagine :o) en aurait souffert.
Je savais que je bossais pour des queues de tuuut ou presque, mais je suis quand-même restée abasourdie en constatant, noir sur jaune, les deux clopinettes et demi que l'on m'accorde généreusement pour tant de stress et de main d'oeuvre.
Combien de centimes d'euros par repas servi ? De micro-euro par cornet de frites rempli ? De nano-euro par table nettoyée ?

Moi j'vous l'dit, mieux vaut être payé à travailler intellectuellement que manuellement. (peut-être pas un hasard, si c'est précisément today, jour de réception de ma fiche de "paye", que je me suis ennnnfin décidée à pondre ma lettre de motivation pour les organismes de cours particuliers)
Et puis d'ailleurs, moi j'vous l'dit aussi, vivement la rentrée à la fac le 25.

En parlant de Stras, Arnaud et moi nous sommes livrés hier à la dernière expédition-déménagement en voiture. On avait encore trop de bazar trop encombrant pour pouvoir tout transbahuter en train après la rentrée, d'autant plus qu'il ne suffisait pas d'emmener des trucs, il y en avait aussi à ramener. Malgré des doutes émis par mon fraternel quant au rapport nombre de mètres cubes disponibles dans la voiture / nombre de kilomètres cubes à charger, nous sommes parvenus à tout emporter :
-chaises de bureau ;
-ordinateur ;
-vélo (cliquetant et bringuebalant);
-aspirateur ;
-divers bordels ;
-violoncelle (qui trônait sur le tout, entre le balai d'aspiro, le balai tout court rose-panthère et ma lampe orientale violette ni trop petite ni trop grande achetée au Maisons du Monde de Calais en revenant de Bristol)

Le prochain coup que j'y retourne, ce sera en train, le 19. Pour :
-m'inscrire à la fac (si ces clampins m'ont envoyé un dossier d'ici là)
-inscrire Arnaud à la fac (pas le temps pour ces conneries, quand on est en prépa)
-m'inscrire à l'école de musique
-réceptionner le nouveau sommier
-accueillir les gens qui viennent chercher l'ancien.
Si tout se passe bien, ça sera une journée efficace. Une qui donne le sentiment d'avoir réglé plein de trucs en suspens depuis un moment. ... Jusqu'à la prochaine accumulation :o)







Par Noisette - Publié dans : earplugs
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Jeudi 31 août 2006

Rebondissement dans la trépidante affaire du FCN moussant-débordant !!!!!!
 
La cuve à nujais s'est mise à mousser pour cause de présence de ... savon. Eh oui.
Nujais et tout autre garniture de sandwichs frite dans l'huile ont tout bonnement été frits dans un étonnant mélange d'huile et de produit vaisselle, lundi soir, jusqu'à l'incident inondant.
 
Il semblerait que les bidons d'huile et de produit vaisselle soient identiques, sans signe distinctif majeur... 
Demain, il va y avoir de remontage de bretelles dans l'air.

Par Noisette - Publié dans : earplugs
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Mardi 29 août 2006

Tout d'un coup, l'huile d'une cuve du FCN se met à mousser, mousser, mousser, jusqu'à déborder et gicler !! Je venais de passer devant, à quelques secondes près je me faisais cramer à l'huile. En un quart de seconde je repense aux processus à suivre en cas d'incendie, à la cassette vidéeo le premier jour. Sandra, sandra !!!
 
Cartons pour éponger les litres d'huile sur le sol, sel répandu ensuite. Cuves à frites réquisitionnées pour frire les FCN en plus. Et la pauvre N., postée au FCN, qui se coltine le nettoyage des cuves éternellement grasses. Polaroïd, souvenirs du désastre, il faut ouvrir un dossier...
J'aimerais pas être à la place de celle qui n'a pas fait ce qu'il fallait avec ces fichues cuves.
 
Continuer à servir, à encaisser, à se grouiller comme si de rien n'était.
 
Ces gamins de même pas 10 ans qu'on voit parfois matin et soir. Seuls. Toujours les mêmes habits.
 
Ce job encourage véritablement la haine des gens. Ceux qui savent pas ce qu'ils veulent. Ceux qui changent d'avis. Ceux qui commandent pour 10, avec jamais la même chose. Ceux qui arrivent alors qu'on avance en nettoyage. Ceux avec une carte de réduc biscornue.
 
Par Noisette - Publié dans : earplugs
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