27 juin 06 : setting the scene
Les ruisselets (plus abondants que de simples 'filets' ; mais avec 'ruisselets', on s'exclut 'ruisselent' ensuite ; nous dirons donc) dégoulinent depuis le toit du bus sur le pare-brise quand il pleut et que le bus freine.
Hier soir, devant le match de foot, Christophe, tapotant le canapé turquoise, a demandé à Dora comment aller au supermarket Waitrose depuis la maison : on peut prendre à gauche dans le cul-de-sac au bout de la rue ou il faut faire le tour ?
Et Dora de répondre : "le canapé, je l'ai acheté en 1995 pour 80 livres"
Christophe, fallait pas triturer l'accoudoir à côté de toi en posant ta question ! En face de lui, Clotilde et moi tentions de nous bidonner le plus silencieusement possible.
L'araignée (grosse !) logée dans notre chambre, entre la petite commode et le mur et qui (semblerait-il) file sous la moquette la nuit.
Le rire de Dora, un rire enfantin, hihihi.
Victoria (de son nom anglais), la polonaise qui ne parle pas bien anglais mais qui suit assidûment les matchs à la télé, à grand renfort de SMS/appels de/à sa fille en Pologne.
L'état du frigo... Attention, haut-le-coeurs le matin en l'ouvrant pour prendre le lait.
Deux chauffeurs se sont relayés pour la nuit du 24 au 25, d'Aix à Paris. Damien, le rigolo, et Xavier, d'une sorte de beauté sauvage et au nez bien triangulaire. Il faisait très jeune de loin mais plus tant que ça de près.
29 juin 06 : de la sociabilité
Si je n'ai (presque) pas pipé mot durant le barbec' il y a quelques semaines à Paris, c'est que je n'avais rien à dire.
Là, à Bristol, entourée de gens que je rencontre pour la 1ère fois, tout se passe bien, les taquineries et les conversations vont bon train.
Peut-être parce qu'ils ne formaient pas un groupe au départ et que personne ne connaissait personne.
Peut-être parce que chacune des 4 accompagnatrices perçoit qu'il n'y a pas de personnalité dominante ou de jugements hâtifs.
3 juillet 06 : vanishing socks
Hier soir, opération araignée. Un spécimen (moins imposant que Mina, celle près de la commode) avait élu domicile dans le lavabo. Du coup Clotilde a écourté son passage à la salle de bains. N'étant décidément pas capable de me brosser les dents en présence de et les yeux fixés sur une arachnide (le frigodégueu, la nourriture périmée, Mina, le rideau de douche moisi, ça fait déjà beaucoup pour une chochotte de première, j'ai d'ailleurs sans doute atteint mon seuil de tolérance... Et pourtant, la coloc... Mais même là-bas, le frigo n'était pas aussi crade, et surtout, la nourriture à l'intérieur était emballée ou couverte -- je ne peux pas m'empêcher de me rappeler que la mauvaise conservation des aliments est la cause n°1 d'intoxications alimentaires...), j'ai entrepris de l'envoyer dans le siphon.
Dora nous a raconté qu'elle avait d'abord été mariée à un français, avec qui elle a eu un fils. Elle s'est retrouvée veuve, et remariée, par pure convenance, avec un anglais veuf lui aussi, et père d'une petite fille. Se mettre ensemble apparaissait comme la solution la plus facile.
Ce matin, plus assez de pain pour préparer nos sandwichs. Elle abuse quand-même, d'autant plus qu'on lui a fait économiser 3 repas ce week-end entre barbeucs et pique-nique. Bref, le pack lunch today, c'est light. Christophe (ah ce Christophe, à la fois chauffeur et sauveur) va aller faire les courses ce matin normalement, pour qu'on puisse manger à notre faim demain midi à Cardiff.
Vivement samedi. Plus que 5 douches à prendre dans la cabine douteuse au tapis en caoutchouc à ventouses qui accrochent les cheveux qui tombent et qui font vide d'air quand on pose le talon dessus. Ce matin, il y avait carrément des cheveux entortillés autour de la douchette. Beurk !
L'eau brûlante sur les coups de soleil, c'est pas l'idéal, mais pas moyen d'avoir de l'eau tiède. Au moins, avec tout ça, on n'y reste pas 3 plombes, sous la douche.
Je ne pensais pas me cramer à ce point en restant à l'ombre toute la journée d'hier, pendant le pique-nique. Fini le débardeur. Bien fait d'acheter de l'après-soleil l'autre jour ; ça tartine dur.
Où sont passées les chaussettes que j'avais mises à laver ? J'ai récupéré le tee-shirt -- j'avais seulement donné des trucs qui craignent pas, tee-shirt blanc et chaussettes, pas mes jolis tee-shirts à motif caoutchouté -- mais pas moyen de mettre la main sur les chaussettes. Pareil pour Christophe.
Victoria met de la mayonnaise dans la pâte de son gâteau-génoise...
C'est rigolo de se retrouver à passer la soirée tous ensemble autour d'un barbeuc', les 4 accompagnatrices, le chauffeur, Pam la logeuse d'Isabelle et Caroline, et Nicolas, un copain de caroline, alors qu'il y a 2 semaines on ne se connaissait ni d'Eve ni d'Adam, et pour cause, les 4 coins du pays sont représentés : Nantes, Gap, Paris, le Touquet, Strasbourg !
5 juillet 06 : gargouillis perpétuels
Ai réservé 1h d'Internet à la biblio locale, vendredi matin. Rappelé la maison pour tenter d'avoir Mère de vive voix mais Mère pas là. Rappelé Félix suite au message laissé à la maison, mais personne ne répondait.
I could kill for food. J'ai passé la journée à avoir faim. Un sandwich, ça suffit pas pour tenir de 12h à 19h. En plus, on n'a jamais de dessert, même pas des biscuits, rien, c'est dur-dur.
9 juillet 06, 8h00 29s. Gare de Lyon Perrache
REM dans les oreilles pour ne pas me rendormir, un balisto et une pomme pour ne pas défaillir, j'attends le train de 9h19.
Tout compte fait je ne suis pas bien sûre d'avoir dormi et j'espère pouvoir m'affaler au calme dans le train.
Bien contente de l'avoir accompagné, ce séjour linguistique, finalement. Je crois que j'ai eu du bol de tomber dans cette équipe d'accompagnatrices et sur Christophe comme chauffeur. On l'a lâché après Paris -- il doit être at home à l'heure qu'il est, grrrrr ! --, et on a retrouvé Damien de l'aller, et puis un autre, Stéphane, à la place de Xavier. Damien a l'air d'être quelqu'un de très doux. On a bien déliré en lui racontant nos aventures épiques chez Dora et dont Christophe lui avait déjà parlé. Du coup, hop ça a été reparti, et on se cherchait comme on l'avait fait avec Christophe.
Vu que trop de marge avait été prévue au niveau de l'horaire d'arrivée à Paris hier soir, on a fait une grosse pause-shopping à la Cité de l'Europe à Calais.
Et là, miracle.
J'ai trouvé LA lampe. Celle ni trop petite ni trop grande ni trop ceci ni trop cela que je cherchais depuis des mois (plus ?). A Maisons de Monde, tout simplement, mais dont je n'avais trouvé nulle trace dans le magasin de Colmar.
En venant à la gare depuis la place Bellecour ce matin, un violoniste à vélo.
Et puis, mes 2 épreuves passées à Nancy dans un esprit de décontraction la plus totale fin mai sont validées ! 15 en version et 13,5 en didactique, plutôt bien payé compte tenu du travail fourni pendant l'année, de l'apprenage dernière-minute et de la réponse tronquée pour cause de train à attraper.
Lyon, ça a l'air mignon...