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Mercredi 24 octobre 2007


Last week. Une espèce d’après-midi en dégringolade d’impromptus.

Pleine d’ardeur, je décide d’aller à la Biblio Nationale ramener, ou chercher, ma foi quelle importance, divers parchemins. Pleine d’ardeur donc, au point de me trouver devant la bibliothèque avant les 14h garantissant l’ouverture de la bâtisse, tellement avant 14h que, point découragée du tout, je décide de chambouler mon programme et d’aller à l’université m’emparer d’un ouvrage puis de revenir une fois 14h sonnées.

Sitôt dit, sitôt fait ; me voilà à l’université, fourrageant dans les rayonnages pour me rendre victorieusement en salle des quotidiens dotée du précieux tapuscrit (il est vraiment pourri, ce mot, tapuscrit). Je me laisse prendre par la critique (alléchante) de This Is England. Tiiiiiiiiiiiiiuuuuuuuuuuuuu Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuuuuuuuuuuuuu. Alarme incendie, vite, out, out, pas le temps de faire enregistrer mon bouquin.

Crap.

Je le pose dans un coin, espérant le retrouver une fois la farandole achevée. Je patiente dehors, engloutie dans les flots estudiantins ravis (sens x2) par la sonnerie.

C’est alors que le surnaturel prend le dessus.

Un homme transpirant et aux cheveux presque trop longs me demande, dans un français mignonnement teinté d’accent, si je parle un peu anglais. Oui, un peu, ma foi. Il demande ce qui se passe, ce qu’on attend. Il me montre son appareil photo supernumérique, les photos de la ville qu’il a dessus, il me prend en photo, je demande s’il fait une collec’, il me montre d’autres photos d’étudiants. Soudain il est à nouveau permis d’entrer dans les locaux ; il continue à parler, il ne se débrouille pas trop mal en français. Je finis par lui expliquer que je dois récupérer mon foutu bouquin [que j’aurais mieux fait d’enregistrer dès que j’ai mis la main dessus], puis partir vers d’autres horizons littéraires sous le soleil.

Surprise, le book n’est plus dans le recoin où je l’avais laissé, s’en suit une explication  comico- embrouillée avec des bibliothécaires compréhensifs dont l’œil de lynx avaient repéré l’intrus dans son coin et l’avaient déjà re-rangé… En sortant du bâtiment, je reconnais dans mon dos la voix du mec transpirant, qui narre ses aventures à d’autres minettes.


                         ***


Il paraît que M. Whittee vit avec un homme. Ca ne me serait jamais venu à l’esprit, tant il me semblait évident, au-delà de tout discours, au-delà même de toute pensée si je puis dire, que c’était un bon mari et un bon père.*

 

                         ***

 

Vendredi. Un bien étrange courrier dans ma boîte aux lettres. Rien qu’à l’en-tête, je sais que soit tout roule, soit tout merde et je vais passer un moment au téléphone avec, très probablement, des cruchettes dont la collègue qui-s’occupe-du-dossier-n’est-pas-là-aujourd’hui-rappelez-demain.

Et BAM, c’est quoi ce papelard, c’est bizarre, les informations sont fausses, qu’est-ce qui se passe, j’appelle, répondeur 1 : moi probable cruchette 1 suis absente jusqu’à jeudi inclus, répondeur 2 : moi probable cruchette 2 vous dis qu’aujourd’hui il n’y a personne.
Teeeeeeeeeeelllllllllllement typique que ça m’a bien fait rire. La suite au prochain épisode…

 

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*Cela dit je tiens bien évidemment à préciser que, exactement comme dans les revues de filles où se glissent toujours quelques pages déclinées sur des thèmes dégoulinants d’émoustillement type c’est-ma-vie-de-lectrice (J’ai Vécu Douze Ans Avec Un Tueur De Coccinelles, Défigurée Par Mon Vernis à Ongles), les noms des protagonistes dont il est question sur ces brouillons virtuels et indamissibles ont été changés. Protagonistes réels ou non, d’ailleurs.

 


Par Noisette - Publié dans : earplugs
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